Au Vietnam, l’utilisation du bambou est traditionnelle depuis un millénaire. Le bambou fait partie intégrante de la culture vietnamienne. Il est utilisé pour toutes sortes d’objets, du cure-dents aux matériaux d’architecture …
Le bambou est une des plantes (de la famille des graminées) qui absorbe le plus de dioxyde de carbone (à cause de sa fulgurante croissance !), favorisant ainsi le renouvellement de l’oxygène. Le bambou est naturellement protégé des parasites, ce qui évite tout traitement chimique. De plus, il est imputrescible et étanche. Avec plus de 300 espèces différentes dans le monde, le bambou est classé parmi les ressources naturelles renouvelables.
Dans le village, le bambou suffit à tout. Il fournit la maison tout entière, le bois de charpente comme les murailles, les cloisons et les planchers sont en lattes de bambou nattés. Dans la maison, tout est fait avec ce bois creux (meubles, lits, tables, accessoires divers etc …) même un verre pour boire. Déchiré en lanières, il sert de cordages et de ficelles. On se sert des filaments de bambou, des kélates pour faire des paniers de tout genre pour les transports. On en fait aussi des chapeaux coniques pour s’abriter de la pluie et du soleil. Grâce à ce bois, on sait créer des outillages usuels comme le seau pour aller puiser de l’eau ou la pipe pour les fumeurs.
Comme aliment, les pousses de bambou (mang) entrent dans la confection de nombreux plats. Pour manger, les Vietnamiens se munissent de baguettes. Celles-ci ne peuvent être fabriquées que dans une région où l’abondance des bambous n’est plus mise en doute. A l’approche du Têt traditionnel, on se sert des branches de bambou comme bois de chauffage pour cuire les gâteaux de riz gluant ou pour se protéger contre le froid surtout en hiver dans le Nord et le Centre.
Enfin, dans la littérature classique, le bambou est souvent associé à l’abricotier pour évoquer l’amour conjugal, l’union familiale. Point n’est étonnant que le bambou soit un motif favori de la peinture asiatique.